pins et la neige s’allument peu à peu avec l’arrivée du soleil et la brume quitte lentement l’immense étendu du lac gelé. Ah, Baïkal ! C’est en hiver qu’il faut te découvrir, lorsque complètement figé, ton espace infini devient solide, tangible. Un verre de vodka en trop et on se prendrait pour Jésus marchand sur les eaux. Sous mes pas, les poissons nagent et la glace est si transparente que parfois j’ai l’impression que la glace à disparu. Dehors il faut -12 et un soleil éclatant. Comme à chaque fois que je me trouve au Baïkal, je m’imprègne de sa force. Il émane ici une énergie particulière, une puissance de vie étonnante. Est.ce que cela est dû aux deux plaques tectoniques qui se rencontrent au fond du lac ? Ici, je resterait éveillé jour et nuit.