La question est vraiment difficile: pas plus tard qu'hier, j'ai été de nouveau confronté à ce dilemne. Mon esprit d'ouverture me dirait d'accepter tous les voyageurs, à la conditions expresse qu'ils jouent le jeu de manière honnête. Le problème dans ce cas, est que si le contrat n'est pas respecté, il trop tard pour modifier quoi que ce soit pendant le voyage. En plus, trop souvent, il n'est pas possible de le déterminer avant le départ:
Quelques exemples vécus, rares mais vrais:

- une dame qui refuse de sortir de la voiture pour découvrir un ovoo en Mongolie parce que "le boudhisme est la relgion du diable". Un geste violent, et surtout un rejet verbal longuement prononcé devant tout le monde. Pourquoi aller en Monoglie alors?

- une autre dame pour qui le goulag n'a pas existé et qui discalifie toute discussion par des paroles amères. Son attitude à plombé tous les débats, les participants n'ont plus osé aborder cette question en sa présence. Un comble lorsqu'on voyage sur le transsibérien.

- un monsieur, très motivé, mais en mauvaise santé qui tient absolument à faire le voyage en train dans des conditions particulières. Un important décalage de mentalité et d'âge avec la totalité de l'autre groupe.

Que faire?

Dans un monde idéal (qui n'existe pas), l'ouverture et le dialogue pourraient résoudre le dilemne. Mais ce n'est pas le cas.

Et comme nos voyageurs sont souvent des enthousiastes, ils sont très décus de trouver dans leur groupe des mauvais coucheurs.

Pour préserver la qualité de nos groupes, vaut-il mieux un client de moins qu'un mauvais client? Et le politiquement correct?